Chronique #227 : Le chant d’Achille – Madeline Miller

C H R O N I Q U E

❝ Le chant d’Achille

Madeline Miller

I N F O R M A T I O N S

Date de publication: 2 avril 2015

Maison d’édition: Pocket

Genre: Fiction historique, réécriture

Nombre de pages: 480

Tome: One shot

Prix: 8,10€

R É S U M É

Ce ne sont encore que des enfants : Patrocle est aussi chétif et maladroit qu’Achille est solaire, puissant, promis par sa déesse de mère à la gloire des immortels. En grandissant côte à côte, l’amitié surgit entre ces deux êtres si dissemblables. Indéfectible.
Quand, à l’appel du roi Agamemnon, les deux jeunes princes se joignent au siège de Troie, la sagesse de l’un et la colère de l’autre pourraient bien faire dévier le cours de la guerre… Au risque de faire mentir l’Olympe et ses oracles.

M O N  A V I S

Cela fait maintenant des mois que je vois ce livre tourner partout. Je ne peux pas passer dix minutes sur instagram ou tik tok sans en entendre parler, et il a très rapidement suscité mon attention. Si vous lisez mes chroniques, vous commencez à me connaître : quand ça fait pleurer, ça m’intéresse. Malheureusement, le résumé ne m’attirait pas vraiment. Mais j’avoue être très influençable et m’être très vite demandée ce que ce roman pouvait avoir de si particulier…

Il a donc fait un aller retour dans ma pile à lire, puisqu’aussitôt acquis, presque aussitôt lu. Il a fait des jaloux parmi ses confrères qui attendent d’être lus depuis des mois. Mais l’effet de mode m’a eue, j’avoue.
Au début, j’étais mitigée. J’aime bien la mythologie, j’ai vraiment adoré l’étudier en cours, mais ça s’arrête là. Un roman de 480 pages, j’étais un peu plus réticente. Donc je boudais un peu les premières pages, genre « je vais être le premier avis négatif ? c’est long non ? » mais j’avais envie de comprendre les avis (et j’avais surtout envie de lire la fin), donc j’ai persisté (surtout que c’était loin d’être nul, juste éloigné de mes attentes). Et j’ai bien fait.

En fait, il fallait juste que je sois plongée dedans, que je dépasse le début un peu long, et une fois rentrée dans le vif du sujet j’étais à fond. Genre vraiment à fond. J’y pensais tout le temps, et j’avais trop hâte de pouvoir me plonger dedans le soir. J’en tire QUE du positif (si on oublie les larmes à la fin), j’ai appris beaucoup de choses sur la mythologie que j’ignorais totalement, j’ai découvert un de mes nouveaux personnages préférés (Patrocle), et une plume incroyable au passage.

Je ne peux qu’admirer la magnifique œuvre de l’auteure, d’autant plus après avoir vu qu’elle a passé 10 ans à travailler sur celui-ci. Je trouvais le roman un peu long au début, mais je me suis très vite rendue compte qu’elle a justement rendu le roman bien plus court qu’il n’aurait pu l’être. C’est ultra efficace, sans être pour autant superflu. Il y avait un tas d’informations, pourtant je n’étais pas du tout perdue grâce à ses explications très claires. Ses mots sont très beaux, ils m’ont touchée et j’ai relevé beaucoup de citations que je n’oublierai pas de si tôt.

Au niveau des personnages, je n’ai pas trop aimé Achille, je crois d’ailleurs que dans la mythologie ce n’est pas vraiment une bonne personne donc j’imagine que c’est le but. En revanche PATROCLE ! Je suis complètement fan de ce personnage, il est rempli de qualités et de valeurs que j’admire énormément. J’ai adoré le contraste entre Achille et Patrocle, ils sont très différents et j’ai surtout adoré la douce influence de Patrocle sur le grand Achille. C’est pour moi un duo remarquable, une lueur d’espoir dans le chaos.

Puis la fin… je ne sais pas si je dois dire merci à l’auteure ou si je dois la détester pour toutes les larmes qui ont coulé. Je crois que je ne pourrai JAMAIS autant pleurer pour un roman. Je ne prenais personne au sérieux quand je voyais que les dernières pages étaient dévastatrices mais en fait, ça l’était complètement. C’était beau, magnifique, incroyable, et tous les autres adjectifs mélioratifs auxquels vous pouvez penser. La fin augmente ma note de deux points, sans hésiter, et pourrait presque lui donner le statut de coup de coeur.

Que vous soyez fan de mythologie, ou réticent à lire un roman de 480 pages sur ce sujet (comme je l’étais), courez dans une librairie acheter ce roman. Croyez-moi sur parole, il en vaut la peine et j’aurais été sacrément bête de louper de chef d’oeuvre.

C I T A T I O N S

«  Je le reconnaîtrais rien qu’au toucher, ou à son odeur, je le reconnaîtrais si j’étais aveugle, aux seuls bruits de sa respiration et de ses pas martelant le sol. Je le reconnaîtrais dans la mort, à la fin du monde. »

*

« Achille avait choisi de devenir une légende, et cette légende était en marche. »

M A  N O T E

18/20

 

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