Les services presse: notre expérience (pression, obligation, stress…)

Hellooooo!

On se retrouve aujourd’hui pour un nouvel article que nous avons longuement hésité à écrire et surtout à poster.

Beaucoup de bloggeurs et bloggeuse en ont déjà parlé sans filtre mais pour nous cela fut assez compliqué. Mais l’année dernière a été très (trop) riche en partenariat et aujourd’hui il nous semble être le bon moment pour enfin vous parler de ce sujet, puisqu’il fait également partie des causes de l’inactivité du blog.

En 2019, nous avons eu deux partenariats réguliers ainsi que des partenariats par-ci par-là avec d’autres maisons d’édition. Alors bien sûr, on ne crache pas dans la soupe puisqu’on a été super fière de nous (nous le sommes encore), et super heureuse d’avoir eu des opportunités pareilles. Lire est une véritable passion pour nous, alors qu’une maison d’édition nous fasse confiance cela a été le top du top.

Mais cela a engendré des petits soucis, notamment niveau lecture. En effet, nous recevions surtout de la romance, et au jour d’aujourd’hui nous sommes incapable d’en lire. Cela a été un « trop ». Et cela nous attriste parce qu’avant nous en rafolions. Un article dédié à ce sujet arrivera bientôt.

Plus l’année a avancé, plus nous nous sentions « forcées », nous n’avions plus la même excitation d’aller tous les jours à la boite aux lettres, nous étions stressées et angoissées par les délais imposés par les maisons d’édition mais aussi des délais imposés par nous même vis-à-vis d’elles. Certaines maisons édition n’imposent pas de délais, ce qui est super, mais cela nous mettait quand même la pression parce qu’on se sentait « irrespectueuses » de lire et chroniquer un livre un voire même deux mois après la réception.

Pour être honnêtes, avant de recevoir nos premiers SP, nous ne portions pas le même jugement. Nous trouvions que c’était « cracher dans la soupe » de critiquer sévèrement un service presse par peur des représailles (même si la majorité des maisons d’édition ont été assez cool lorsque nous avons fait des critiques négatives, pourtant d’autres veulent toujours avoir une image positive et lorsque l’on donne une image négative il y a toujours des « reproches » de leur part). Nos avis ont toujours été sincères mais il est vrai que nous avons essayé « d’atténuer » et réfléchir « aux bons mots » par peur de représailles.

Avant de recevoir nos premiers SP, nous ne comprenions pas le fait que beaucoup n’aiment pas du tout ce principe, mais aujourd’hui nous pouvons comprendre. Nous ne critiquons en aucun cas le système, puisque c’est toujours sympa de recevoir des livres gratuitement et surtout en avant première (c’est toujours une très bonne opportunité pour les lecteurs comme pour les maisons d’éditions) mais il est vrai que la pression infligée de nous à nous était beaucoup trop forte. Les SP étaient devenus comme des « devoirs » et nous ne prenions plus du tout plaisir à lire, même des SP que nous avions demandé mais aussi des livres que nous avions achetés.

Sur booksta, nous ne prenions plus trop plaisir à y aller (le plaisir commence à revenir doucement) car nous avions eu l’impression d’avoir été des « panneaux publicitaires » et beaucoup de comptes que nous suivions avant par plaisir, parlaient aussi des mêmes SP que nous et c’était encore une fois un « trop ». Les avis de SP que nous voyions étaient toujours les mêmes et parfois nous avions l’impression que d’autres partenaires se sentaient aussi dans l’obligation de faire des critiques positives.

Pour conclure, les SP c’est génial quand vous arrivez à tout concilier, quand vous ne vous sentez pas obligé et surtout que vous faites ça pour vous et pas pour les autres, pour les maisons d’édition ou même pour les gens qui vous suivent. Cela a été une super expérience, nous avons pu découvrir des maisons d’édition géniale (coeur sur Addictives), des autrices et auteurs formidables que nous avons eu la chance de rencontrer sur les salons, et bien sûr nous ne nous fermons pas définitivement aux services presse occasionnels mais pour les services réguliers, pour l’instant, c’est terminé.

On espère que vous avez apprécié l’article, nous avons essayé d’être aussi synthétiques que possible tout en expliquant notre point de vue et notre ressenti! Nous avions vraiment eu besoin de faire cet article pour repartir sur de bonnes bases cette année!

Que pensez-vous des services presse? Let’s talk about it!

On vous souhaite une excellente journée et de très bonnes lectures, comme toujours!

Hailey & Brooke

11 réflexions sur “Les services presse: notre expérience (pression, obligation, stress…)

  1. Perso, je ne fais pas de SP, et lorsque je me ballade sur #bookstagram et que je vois les gros comptes je me suis exactement posée cette question, est ce que vous n avez pas trop la pression et est ce que vous arrivez à tenir le rythme ?
    C est intéressant d’avoir un ressentis sur cette expérience. J espere que vous retrouverez du plaisir à lire de tout et à aller sur le #bookstagram ^^

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  2. Article très intéressant. C’est vrai que j’ai l’impression que c’est très souvent le même genre de livre que les maisons d’édition envoient et ça peut être un peu stressant. Je comprends que cette pression peut être dérangeante, faites à votre rythme et gardez votre passion, c’est le principal ! xx

    Aimé par 1 personne

  3. En 2019, (à l’exception d’une ME qui me propose exclusivement des albums jeunesse) j’avais fermé la porte à tous les partenariats pour me consacrer exclusivement à mes lectures personnelles et y prendre du plaisir.

    Finalement, je me suis rendu compte que je lisais beaucoup moins, que j’avais beaucoup de temps libre et que je préférais le passer (à l’absence des enfants) à rester devant les écrans à végéter sans rien en retirer.

    En cette année 2020, je me relance dans les partenariats à l’unique condition de pouvoir « imposer » ma méthode de fonctionnement :

    – Un SP à la fois.
    – 15 jours pour chroniquer.
    – Priorité aux ouvrages pour la jeunesse, albums et bandes dessinées (une nouveauté sur le blog ^^).
    – Uniquement en version papier pour les demandes qui émanent des ME (ce qui permet de limiter fortement les demandes et éviter d’être submergé).
    – Le numérique uniquement à ma demande sur Simplement.Pro.

    Je m’impose aussi une « discipline de fer » en m’obligeant à lire un SP dès sa réception (après avoir fini ma lecture en cours) afin de limiter le délai un maximum et éviter les oublis et mes petits caprices de lecteur compulsif ^^ La règle d’un SP à la fois permet d’atteindre un juste milieu entre « joie inappropriée d’avoir un livre gratuit » et « culpabilité de profiter d’une ME gratuitement ».

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